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vive les Rp =) youHou !

Je suis grand, jeune et maigre comme un clou. Je suis plutôt bon en français mais nul en mathématiques. Je m'appel Stéphane et j'ai 15 ans et je prépare ma 3ème avec en option le latin. Ma première langue vivante est l'allemand et ma seconde est l'anglais. J'étudie dans un collège privé vers Paris en pleine campagne. Cette campagne est somptueuse et est difficilement méconnaissable. Elle accompagne le train chaque matin comme à son habitude. Le train, le train venant du Havre passant par Rouen pour arriver à Paris. Le train que je regardais passer tous les matins devant ma chambre dans mon internat vers 6h36 du matin. Nous étions a peu près 1000 élèves assez fortunés pour pouvoir payer les frais scolaires qui s élevaient à 150 euros par personne et par trimestre.
Un jour, il n'eut plus de trains, mais un énorme wagon avec une croix assez bizarre qui formait une figure assez étrange et beaucoup d'allemands. Nous étions en l'an 1940 après J-C.
Un autre jour, il n'eut plus de wagons mais un bombardement inexpliqué et un cri rauque et aigu à la fois, et une lettre, le A. les alarmes de l'école hurlèrent, le feu crépitait et les bombes tombaient avec un brouhaha « d'éléphants ». Il s'en fut de peu pour que l'un des élèves périssent par les flammes ou par une explosion. Il manquait une fille de 4ème à l'appel. Je crois savoir la connaître. Une blonde aux yeux bleus avec elle, une écharpe et un collier venant de sa mère à ce que l'on dit. Je la connais, elle est avec moi pour le français. C'est ma partenaire, j'ai l'obligation de la sauvée malgré les interdits des professeurs. Il faut que je la sauve et en vie !


Je vais commencer par me présenter, parce que c'est habituellement ce que les gens font. Je m'appelle Talila, j'ai fêté mon quatorzième anniversaire il y a deux jours, je suis plutôt grande, j'ai les cheveux blonds et les yeux bleus et ça fait 24 heures que je vis dans la peur. Mais, je vais trop vite. Tout d'abord, je dois dire que je suis en 4èmeB dans un des collèges privés les plus réputés de France. C'est une chance et j'en suis consciente, d'autant plus que je sais ce que ma place ici coûte. Et ce qu'elle m'a coûté. Ma famille. Oh, le compte est vite fait ; je n'ai ni frères et s½urs et ma mère est morte peu après ma naissance. Mon père a donc dû s'occuper seul de moi. Vers mes 10 ans, il a reçu une lettre de sa mère. Elle disait qu'elle n'avait jamais son mariage – qui ne fut d'ailleurs que civil, je vous dirai pourquoi plus tard – mais qu'elle ne pouvait concevoir que je reçoive une éducation (je vivais avec mon père dans une petite commune dotée d'une unique école). « Mamy » s'engagea donc à me payer un collège, selon ses termes « beaucoup plus décent ». A condition que j'y soie interne tout le trimestre durant. Poussée par mon père, je suis allée à ce collège.

Ce que j'ignorais alors c'est que mon père était un dépressif aux tendances suicidaires. Tendances qu'il avait toujours refoulées durant tout le temps que j'étais restée près de lui. Mais un soir du mois d'octobre que je n'étais pas là, sa « maladie » a eu raison de lui. Voilà comment je suis devenue orpheline à 12 ans. Plutôt mélo-dramatique et peu vraisemblable, hein ? C'est vrai. Mais c'est la réalité. C'est donc ma grand-mère qui est devenue ma tutrice. Au regard de la loi. Parce que question affection, on pourrait faire mieux. Enfin, je ne m'apitoie pas sur mon sort. Je sais qu'il y a plus infortuné que moi sur Terre alors je tente de profiter de ce foutu collège. Puisqu'on en parle, ma première langue est l'anglais, la deuxième est l'espagnol. Je préfère les langues vivantes et malgré les dires de ma grand-mère, je trouve les maths inutiles. Je disais tout à l'heure que j'allais trop vite. Là je me suis plutôt égarée. Ma foi, il me semble cependant indispensable que vous sachiez qui je suis. Je suis Talila, j'ai 14 ans, je suis orpheline et j'ai peur. J'ai peur de ces wagons gigantesques et remplis d'Allemands, peints en rouge avec un curieux motif. J'ai peur de ces bombes qu'on a hier lâchées sur nous. J'ai peur parce que je suis seule, sans possibilité de sortir, de ma chambre, où je me suis réfugiée lors des explosions. Une poutre tombée du plafond lors du bombardement m'empêche de sortir. Cela fait à présent 24 heures et si j'ai jamais eu l'espoir que l'on vienne me chercher, j'ai beau me forcer je ne le trouve. Je me contente de rester assise sur mon lit, à fixer la porte tout en tripotant le collier que j'ai au cou. Il s'agit d'une étoile en or à six branches. Elle appartenait à ma mère... Surpris ? Eh oui, ça existe aussi, les juives blondes aux yeux bleus ! J'ai hérité ça de mon père...

Dehors je vois au loin des bâtiments en flammes. Je ne sais pas si le collège brûle. Je ne sais même pas où et comment, et surtout si les élèves ont étés regroupés. Tout ce que je sais c'est que je me suis fait piéger comme un rat.

Je cours dans les couloirs de l'aile droite du collège qui n'a pas était touché. J'entends les hurlements des collégiens dans la petite cours qui nous servait de rassemblement. J'entends les poutres tombées et le bruit
des pas de l'un de mes professeurs, il hurle mon nom. Soudain, je sens un reniflement, il est derrière. Je cours, je monte, je descends mais il me poursuit comme sa proie. Et je me laisse à lui dans un effort ultime :
- Stéphane ! Que faits-tu ?
- Je ... Monsieur, Talila ne répond pas à l'appel ! Aidez-moi à la chercher, s'il vous plaît !
- Stéphane, tu vas te mettre en péril pour ... pour ... pour cette juive ?

Ce mot me frappa comme une poutre tombée sur moi. Je le regarde et lui réplique :
- Monsieur, s'il vous plaît ...
- Espèce de crétin tu fais ! se mettre en péril pour une juive, ce rat d'égout !
- Mais elle est en cours avec moi et je l'apprécie énormément !
- Je m'en contre-fiche, laisse là tranquille. Avec un peu de chance elle se fera carbonisée ...

Je me mis à pleurer. Le professeur pris mon bras mais je me débattis comme un joueur de catche et je réussis à me libérer de cette entrave.
Le professeur me dit quelque chose mais je n'entendis rien, j'étais déjà loin. La sirène retentit une fois de plus et je rentrai dans une classe sombre. J'allumais la lumière et baissa les rideaux et m'accroupis sous un bureau, son bureau. J'entendais les avions de la Luftwaffe, gris et blancs avec la croix bizzard sur la queue. J'entendais les chasseurs Anglais, les Spitfire, combattrent ces vauriens d'Allemands. Les HE 111 lâchaient leurs bombes avant que les avions Anglais ne puissent les arrêter.
La guerre était parfois cruelle. Si aucun gaz ne tombait du ciel, les bombes, elles, pleuvaient.
Bombes lâchées en piqué.
Bombes explosives.
Bombes volantes.
Bombes incendiaires.
Soudain le sifflement d'une bombe retentit ; les yeux de Stéphane s'agrandirent sous l'effet de la peur et commença à compter jusqu'à 6, il avait bien écouté sa leçon d'histoire aujourd'hui. A 6, l'explosion eut lieu. Les tympans de Stéphane furent percés. Il voyait floue et entendit la bombe se désintégrer. Cette bombe était incendiaire et avait touché l'aile droite. Comment sortir après avoir l'avoir retrouvée ? Un cri aigu de fit entendre, je parie que c'est elle. Je me dégage des décombres provoqués par la bombe, je sors de la classe et une chaleur me fit fondre mes chaussures. Le feu avait déjà commencé sa danse sans moi. Le cri continuait, j'étais pris au piège, elle aussi.
Je cours au travers les flammes qui me caressent le visage.Il fait chaud et je sue de grosses gouttes bien salées. J'enjambe les poutres tombées. Il fait trop chaud. J'enlève ma chemise et j'arrive. J'arrive à la porte 61, celle de Talila. Une chose me gênée, la porte était en flamme. Je cria son nom.
-Talila !!!!



# Posté le lundi 12 janvier 2009 14:22

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